existent déjà poussièreMars n’est pas une planète ordinaire. Il faut la voir comme une « presque Terre » : Elle ne reçoit que 50% du rayonnement solaire qui nous parvient et les températures à sa surface sont la plupart du temps négatives mais elles sont aussi parfois positives. Avec des jours de 24h39, son cycle circadien est, à la différence de celui de la Lune, quasiment le même que celui de la Terre et son inclinaison de 25,19° sur son axe de rotation lui procure aussi des saisons. Sa gravité est certes plus faible que celle de la Terre (1/3) mais elle est le double de celle de la Lune. Son atmosphère est ténue (un peu moins de 1% de la nôtre) et irrespirable (CO2) mais elle a le mérite d’exister (il n'y en a pas sur la Lune). Elle peut permettre l’aérofreinage des véhicules spatiaux, procure au sol une certaine protection contre les rayonnements solaires et cosmiques, offre des matières premières utilisables (le carbone et l’oxygène). L’eau est rare et ne peut subsister à l’état liquide mais elle est toujours présente, même en surface, sous forme de glace. Mars, plus petite que la Terre, s’est refroidie et "figée" très vite mais, pendant presque un milliard d’années, son volcanisme a été très actif et de l’eau a coulé en surface, suffisamment pour altérer les roches primitives et créer des conditions qui, sur Terre, ont ultérieurement permis la vie. Mars est extrêmement éloignée mais elle est accessible. Bien que le voyage suppose de parcourir environ 400 millions de km, il ne faut pas plus d’énergie pour l’atteindre et s’y poser que pour aller sur la Lune qui se trouve à 384.000 km car, une fois sorti de l’atmosphère et de l’attraction terrestre, il n’y a plus de freinage dans l’Espace. Observer Mars dont l’évolution s’est presque arrêtée alors que la vie sur Terre connaissait ses prémices, peut nous apprendre énormément sur nous-mêmes. La difficulté pour y accéder est un défi qui stimule l’inventivité car il s’agit d’y envoyer un maximum d’équipements sophistiqués, miniaturisés à la limite du possible pour que leur masse soit la plus faible possible. Bien sûr l’idéal serait d’y envoyer des hommes qui sont les meilleurs de nos machines. On y arrivera un jour, si on veut y consacrer autant d’argent qu'à la Station Spatiale Internationale. Les technologies qui le permettront existent déjà. En attendant, les robots, passagers de nos fusées, doivent être automatisés au maximum. Dans cette entreprise d’exploration, la Suisse dispose d’atouts très importants du fait de ses capacités en microtechniques, en techniques de précision et en robotique. Le Microscope à Force Atomique, «FAMARS», conçu par le SAMLAB (IMT / l’EPFL) est une illustration parfaite de ce qui peut être fait. Embarqué à bord de la sonde Phoenix de la NASA et posé sur Mars en 2008, il a permis d’étudier la poussière martienne qui, comme un livre d’images, raconte la géologie de Mars, son histoire passée et la situation aujourd’hui. Les caméras miniaturisées dont la conception est organisée par le State Exploration Institute de Jean-Luc Jousset, sont un autre bon exemple de ce qui peut-être fait. Pierre Brisson
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