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Géographie du lieu d'atterrissage de Curiosity ( Suite )
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2) Présentation par la NASA de la géographie physique de la zone d’atterrissage.
Crédit image de la carte: NASA/JPL-Caltech. La croix blanche indique le site d'atterrissage de Curiosity
Exploration
Traduction de Pierre Brisson La zone où le rover Curiosity de la NASA atterrira le 5 août PDT (6 août GMT) présente une diversité géologique que les scientifiques sont impatients d'étudier, comme on le voit sur cette carte en fausses couleurs établie sur la base de données recueillies par l'orbiteur Mars Odyssey. L'image a été obtenue par l’instrument Thermal Emission Imaging System (« THEMIS ») embarqué à bord de l’orbiteur. Pour chaque endroit étudié, il fusionne les données topographiques avec les données d'inertie thermique qui expriment la capacité de la surface à conserver la chaleur. L'ovale jaune donne l’ellipse de la cible d'atterrissage de Curiosity. Un cône alluvionnaire est visible autour d'un cratère au nord-ouest de l'aire d'atterrissage. Une série de lignes ondulées voyageant vers le sud-est du cratère indique un matériau similaire descendant une pente. Le matériau, qui apparaît bleu-vert dans cette image, constitue également un éventail. Une zone en rouge indique un matériau de surface qui est plus étroitement agrégé que les roches qui l'entourent. Elle contient probablement une concentration élevée en minéraux. Une interprétation intéressante pour cette texture est que l'eau ait été présente dans le passé. Curiosity doit atterrir dans le vaste cratère Gale. Le rebord d'un cratère plus petit (environ 1 km de diamètre) à l'intérieur de Gale est visible en bas à droite de l'image
3) Note de Pierre Brisson : Géologie du cratère Gale
Doc. NASA/JPL-Caltech. La lettre "C" de couleur noire, indique les site d'atterrissage de Curiosity
Cratère Gale Retour début article GéologieLe rover Curiosity a idéalement atterri dans l’ellipse prévue, au plus près du chemin qui doit lui permettre d’explorer les différentes strates formant le Mont Sharp. Auparavant, la région du fond du cratère sera intéressante à étudier car, quelle que soit la nature de la roche, elle a évidemment connue une période humide. Curiosity pourra commencer son exploration en allant en direction opposée du Mont où il pourra examiner une zone de delta alluvionnaire provenant des bords du cratère (situés à une vingtaine de km). Il pourra ensuite, en allant dans l’autre sens, traverser une zone qui apparait très foncée (dunes de sable) dans les vues prises des satellites. En fait il y a à cet endroit également des bandes claires et le matériel de celles-ci (réduit en sable) pourrait provenir des strates de roches hydratées (voit plus loin). Le dessin des dunes pourra en outre renseigner sur le régime des vents et la force du vent pourra être analysée en fonction du type de sable pour évaluer sa capacité abrasive. Ensuite, à environ 4km au Sud, en direction du Mont Sharp, Curiosity commencera son escalade en empruntant le cheminement d’un canyon qui facilitera sa progression et lui permettra d’examiner sur ses deux parois les strates traversées. C’est là, tout au début de cette ascension, que se trouvent les terrains les plus intéressants, les argiles (roches sédimentaires formées dans l’eau liquide). Plus haut, remontant dans le temps, de l’époque la plus ancienne, le Noachien (ou Phyllosien) à l’Hespérien (ou Theiikien), le rover pourra examiner les sulfates (roches formées sous une atmosphère riche en soufre, probablement par percolation d’eau du sous-sol). Les roches suivantes (strates plus élevées) seront moins intéressantes car relevant d’une époque plus récente ou l’eau n’a plus eu qu’un rôle épisodique sous une atmosphère extrêmement raréfiée. NB : Phyllosien (ère des phyllosilicates) qui se réfère à la présence d’argiles et Théiikien (ère des sulfates) sont les noms à connotation géologique alternativement proposés par le Professeur Jean-Pierre Bibring (Institut d'Astrophysique Spatiale) d’après les données recueillies par l’orbiter MarsExpress. Les époques géologiques ainsi dénommées ne se recoupent pas exactement, celles proposées par Jean-Pierre Bibring étant plus courtes (jusqu’au Grand bombardement tardif soit environ -4 milliards d’années, pour le Phyllosien puis jusqu’à la fin du volcanisme le plus actif et la fin des rejets massifs de soufre dans l’atmosphère pour le Théiikien). On arrive ainsi vers -3,75 milliards d’années contre -3,5 milliards d’années pour la fin de l’Hespérien.
InSight Explore Gale with Curiosity Mars 2020